Analyse d’ une pratique linguistique traduire une epopee De la traduction litterale a son adaptation poetique

Françoise Mingot-Tauran

Resumo


De la rencontre avec un texte étranger à l’achèvement de sa transposition dans notre langue, le chemin est long et fertile en découvertes. Adaptant en vers français l’épopée transylvaine  Tsiganiada  de Ion Budai-Deleanu (XVIII° siècle)1, j’étais en principe libérée du sens puisque je partais d’une traduction littérale, celle de Valeriu Rusu, universitaire roumain. J’ai pourtant expérimenté sans en avoir conscience les quatre étapes du parcours herméneutique définies par George Steiner2: élan de confiance auquel succède une sorte d’agression, elle-ci aboutissant à une incorporation ambiguë de type invasif, troisième étape que va rééquilibrer, dans le meilleur des cas, un retour prioritaire à l’échange. A la lumière de mon travail linguistique dont je vais rendre compte, la validité de cette analyse me paraît  incontestable. Combinée à une réflexion sur l’Autre et le Même affrontés, selon Antoine Berman3, dans toute démarche traductrice, elle m’autorise à suggérer que, peut-être, on ne traduirait que de soi-même. Et ce chemin qui mène à l’autre conduirait, aussi profondément, à la rencontre et à la transformation de soi par lui.

Palavras-chave


traduction, adaptation, épopée, poésie

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In-Traduções ISSN 2176-7904, Florianópolis, Santa Catarina, Brasil.